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SAGARNAGA MUSIQUE DES ANDES...bolivie bolivia musique musica musique andine musique bolivienne flute flutes flauta flautas kenas kena quenas quena sikus siku zamponas zampoña charangos charango andes ande andino andinos andina andinas andean bolivie bolivia boliviana bolivien bolivienne bolivian
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Impressions de voyage par : Jean VIDAILLAC

Cinquante personnes, dont quarante musiciens, ont participé -durant trois semaines- à cette deuxième tournée en Bolivie. Ce nombre plus raisonnable( ! ) nous a permis de faire des déplacements rapides grâce à plusieurs transports aériens, et l'itinéraire choisi a permis de faire connaître la Bolivie tropicale de Santa-Cruz et celle des vallées de Cochabamba, de Sucre, de Tarija.

Différent du voyage de 2001, il fut tout autant riche en émotions en couleurs et .. . en fatigue.

En ce qui concerne les quinze concerts on pouvait craindre un accueil un peu plus froid car, Sagarnaga jouant presque exclusivement de la musique des hauts plateaux, le public des autres régions pouvait ne pas apprécier ce choix. Heureusement il n'en fut rien. Bien au contraire en particulier à Santa Cruz et à Tarija. Dans ces deux endroits qui possèdent pourtant leurs propres musiques le public a fait fi de ses régionalismes (voir l'article paru dans el Deber ) et a fait un triomphe à ces "gringos" français venus interpréter la musique bolivienne.

Quand à la fin de la "señora chichera" le public très nombreux de Tarija s'est mis debout pour applaudir et crier son enthousiasme cela évoquait plus une ambiance de concert de rock que celle d'un récital de musique des Andes. Partout, à la fin des spectacles, dans les théâtres ou en plein air, nous avons eu droit à des témoignages de sympathie spontanés et sincères et d'ailleurs les CD se sont vendus comme des petits pains.

Et puis toujours la même gentillesse :
  • cet hôtel de Santa-Cruz le "residencial Bolivar" où dans un décor de rêve entre des fleurs tropicales et des toucans apprivoisés nous avons eu plus l'impression d'être en visite chez des cousins que d'être dans un hôtel à touristes.

  • ces gens qui viennent vous remercier à la fin des concerts vous donnant parfois un cadeau-souvenir : un chapeau,un CD, ou ne serait-ce qu'un porte-clé ou un ruban ...
  • A l'aéroport de La Paz -en partance pour Tarija- la la grande chanteuse Enriqueta ULLOA, sans se faire prier, accepte d'interpréter pour nous une belle chanson Chapaca.
  • Le commandant de bord qui nous félicite et qui nous accepte dans le cockpit.
  • A Tarija l'accueil en musique avec les grandes cañas et les jeunes filles qui nous distribuent des fleurs comme un peu plus tard d'autres le feront à San Lorenzo.

Et l'au revoir chargé d'émotions sincères sur le quai de la gare de Tupiza entourés des amis qui nous ont si bien reçus. Parfois on se demande si on mérite toute cette reconnaissance !

Si nous n'avons pas cette fois vu autant de lamas ou d'indiens "typiques" nous avons encore fait le plein d'images de paysages et de costumes de fêtes.. .

La beauté des paysages :
le voyage en bus entre Tarija et Tupiza, sur cette route dangereuse mais si belle, qui nous a rempli la tête avec ces montagnes magnifiques et grandioses aux couleurs et aux formes toujours différentes . C'est presque trop. Aucune photo ne peut hélas rendre cette incroyable beauté pas plus que la débauche de couleurs des monts de Tupiza, qui est peut-être un des plus beaux sites de Bolivie.

Pour les costumes la Bolivie reste vraiment le pays de la démesure : l'entrada de Quicacollo, que nous avons vue le 14 août, en est un bon exemple avec ses 70 groupes tous très beaux et très différents. Les couleurs éclatent comme les musiques des fanfares qui accompagnent ces danseurs : ça bouge ça grouille il y a plein de vie. Malheureusement au bout de quelques heures les yeux et les oreilles ne peuvent plus enregistrer et l'on demande grâce. Mais que c'est beau !

Autre particularité cette année nous sommes allés jouer dans des petits villages ou, du moins, dans des petites villes :

- D'abord, le petit village tropical de Porongo avec son église typique des missions jésuites. L'arrivée des enfants des écoles venant à travers cette grande place pour le concert fut un moment de pur bonheur ainsi que le déjeuner sous les arbres avec en fond musical la tamborina " orchestre local composé de trois percussions et d'une flûte traversière.

- Egalement à Cotoca dans ce Colisée rempli par tous les collèges et écoles : les enfants vont, pour nous, danser leur folklore bien différent de celui des hauts plateaux. D'ailleurs, certains enfants ne connaissaient pas les instruments comme le charango ou la kena.

- Quelques jours plus tard à San Lorenzo près de Tarija, après un accueil très officiel, malgré l'heure tardive les enfants danseront et joueront pour nous une " chacarera " avec -aux bombos- trois petits écoliers.

A chaque étape nous avons rencontré des musiciens et danseurs car nous étions venus avant tout pour écouter et voir ce folklore bolivien.

- L'orchestre municipal du musée ethnographique de Santa Cruz nous a régalés avec sa démonstration des folklores guaranis , guarayos, chiquiteños : instruments parfois très primitifs mais aux sonorités intéressantes. Le duo de feuilles d'oranger pliées dans la bouche et imitant des flûtes fut une pure merveille.

- A Cochabamba le charanguiste Ruffo et ses musiciens nous ferons connaître la musique du norte de Potosi intervenant pendant les concerts et animant les déjeuners.

- Un grand moment émotionnel et musical la rencontre de la Sagarnaga avec le centre culturel Macis à Sucre :tout le monde se souviendra de cette entrée des 50 musiciens habillés des costumes traditionnels de tous âges un vrai grand moment magique arrosé de " yungueños ".Cette rencontre fut vraiment interculturelle et restera l'un des temps forts de ce voyage.

- A Tarija nous aurons droit à une démonstration du folklore chapaco et tarijeño interprété avec les instruments caractéristiques : cañas, erkes, violons chapacos aux formes singulières sur des rythmes comme la cueca , le gato et bien sur la chacarera : la vitalité des seize jeunes filles et garçons dansant à perdre haleine ce rythme endiablé nous laissera éblouis et émerveillés .

- A Tupiza ce sont des jeunes joueurs de tarkas qui animeront avec une "pêche d'enfer" l'entracte du spectacle et le lendemain autour des agneaux et cochons de lait cuits à la "cruz" un vieux guitariste tupiceño nous enchantera avec sa voix bien timbrée de quelques chansons romantiques.

- Oruro nous réservait d'autres surprises : l'accueil à la gare par un groupe de zampoñas et pendant le spectacle dans l'église du Socavon un merveilleux ballet monté spécialement sur une des musiques de notre groupe .Enfin la surprise finale de la " despedida " avec ce groupe de noirs des Yungas qui va nous faire vibrer aux rythmes violents de leurs bombos en alternance avec les tarkas de Tupiza venus tout exprès et qui nous feront danser jusqu'à l'heure du départ pour l'aéroport.

Tout a passé vite trop vite et nous a laissé tant de souvenirs que beaucoup d'entre nous ont mis quelques jours pour comprendre que tout était déjà fini.

Un grand merci aux responsables et organisateurs : Dra Clara Antelo à Porongo, Carlos Baya à Santa Cruz, Oscar Rojas à Cochabamba , Oscar Chacon à Sucre , Rio luis Tordoya à Tarija, Abdon Cachambi à Tupiza et bien sur Jaime Lazo à Oruro coordinateur général du projet avec François Fourny responsable de La Paz.